Mais où s'arrêtera Google ?
Par NiKo le dimanche 24 avril 2005, 13:23 - Divers
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Je ne sais vraiment plus quoi penser de Google. D'un côté, ils proposent de plus en plus de services en lignes potentiellement interessants et innovants, souvent spectaculaires (Google Maps, GMail, Google Groups V2, et plus généralement tout le bazar du Google Lab), et de l'autre, ce côté tentaculaire voire monopolistique d'une seule et même société en plein essor sur des services courants m'inquiète vraiment. A quand la Google Bank, le Google Fooding ou la Google TV ?
Un nouveau service Google apparu recemment illustre cette dichotomie[1] : Google History, qui n'est ni plus ni moins qu'un service de sauvegarde de son historique des recherches effectuées sur Google - le tout stocké sur les serveurs Google afin de pouvoir récupérer son historique sur n'importe quel ordinateur relié au net. Tout y est : date, heure, référants, sites consultés, durées de consultation... Brrrrr. On imagine aisement quelques chefs d'état aux velleïtés totalitaires baver d'envie à l'idée de mettre la main sur la base de données dudit service. Et la question est : comment être sûrs que cela n'est pas/ne sera jamais le cas ? Impossible ! Les sources des applications proposées par Google ne sont pas consultables/compilables, impossible donc de s'assurer de ce qui se trame sur les serveurs une fois les requêtes envoyées.
Google serait-il donc en train de prendre le même chemin que - au hasard total - Microsoft, obfuscant toutes leurs technologies (essayez de mater le code source javaScript de GMail, vous comprendrez mieux), et en ne proposant que des frontends aux utilisateurs lesquels seront gentils de ne pas trop poser de questions ?
La réponse est peut-être dans la page de la Politique de Confidentialité Google :
Google peut dans certains cas partager les informations qui vous sont propres avec des annonceurs, des partenaires, des sponsors et certaines autres tierces parties. Toutefois, cette diffusion porte exclusivement sur des informations globales et génériques : nous nous engageons à ne pas publier d'informations permettant l'identification des personnes sans avoir obtenu au préalable l'accord explicite de celles-ci. Par exemple, nous pourrions indiquer le nombre de visites effectuées par l'utilisateur moyen sur le site de Google, les termes de recherche qui accompagnent le plus souvent le mot « Linux » ou le mot « cabriolet », etc. Enfin, vous devez être conscient du fait que nous sommes tenus de révéler vos informations personnelles dans le cadre de procédures légales telles que mandat de perquisition, assignation à comparaître, décision judiciaire, etc.
Ce sont les certaines tierces parties et le dernier etcaetera qui me laissent particulièrement perplexe.
Notes
[1] Merci Mitternacht, en effet : ça rox ^^
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Sinon en se basant strictement sur le texte, le "tierces parties" est temporisé par le "toutefois" qui suit, et le "etc." est limité à "procédures légales".
Pour ce qui est du JavaScript de GMail il me semble que c'est clairement pour des raisons de bande passante qu'il est "compressé", et puis bon tu peux toujours uiliser la version sans si tu as un doute dessus. En tout cas cela ne t'empêche en aucun cas d'accéder à tes messages par d'autres moyens. J'aimerais bien par exemple (au même hasard) qu'on m'indique le serveur POP3 et la version sans JavaScript de Hotmail. Pour moi toute la différence est là et elle est suffisamment importante.
Bon bah... politique habituelle: on ne prend que ce qui rend - vraiment - service. Donc pas le système de gestion d'historique, qui ne sert de façon à rien du tout, sauf en effet aux dictatures diverses et variées. Un chose genre del.icio.us ou blogmarks fait très bien l'affaire (parce qu'un historique, c'est toujours un foutoir monstre).
Mais tu vas me rendre parano, je vais arrêter d'utiliser ma boîte Gmail pour communiquer avec mes potes de complot pour la conquête du monde.