Keyword - framework
dimanche 4 mai 2008
QOTD
Par NiKo le dimanche 4 mai 2008, 16:38 - Dev
Une belle quote comme ça, je me la note dans un coin pour la ressortir la prochaine fois qu'on trolle sur les performances du framework X ou du langage Y :
Languages, libraries and frameworks don't scale. Architectures do.
En français approchant :
Les langages de programmation, les librairies et les frameworks ne tiennent pas la charge. Les architectures, si.
(via, apparement attribuable à Cal Henderson)
jeudi 13 mars 2008
Symfony 1.1 beta, tour du propriétaire - L'internationalisation (i18n)
Par NiKo le jeudi 13 mars 2008, 11:52 - Dev
Dans la liste des tâches nouvellement ajoutées en Symfony 1.1, on remarque une section dédiée à l'internationalisation :
i18n :extract Extracts i18n strings from php files :find Finds non "i18n ready" strings in an application
Et oui, la fonctionnalité dont tous les gens qui ont un jour travaillé sur des applications internationalisées en Symfony 1.0 ont rêvé a enfin été ajoutée : une tâche d'extraction des chaînes de caractères à traduire, avec génération et mise à jour des fichiers de traductions XLIFF 
Si vous avez suivi les précédents tutoriels, vous devez disposer d'un projet sf11test, d'une application main et d'un module contact.
On va activer la gestion de l'internationalisation dans l'application en éditant le fichier de configuration apps/main/config/settings.yml comme suit :
[...]
all:
[...]
.settings:
[...]
i18n: on
[...]
standard_helpers: [Partial, Cache, Form, I18N]
[...]
default_culture: en
On part du principe que la langue par défaut sera l'anglais (en). Ajoutons quelques chaînes internationalisées dans le template apps/main/modules/contact/templates/indexSuccess.php au moyen du helper __() :
<h2><?php echo __('Contact us') ?></h2> <p><?php echo __('Drop us a message using the form below:') ?></p> <form action="<?php echo url_for('contact/index') ?>" method="post"> <table> <?php echo $form ?> <tr> <td></td> <td><input type="submit" value="<?php echo __('Send your message') ?>" /></td> </tr> </table> </form>
Maintenant, lançons la commande d'extraction des chaînes à traduire pour notre future version française, en lui demandant poliment de générer automatiquement le fichier de traduction et de supprimer automatiquement les entrées orphelines :
$ ./symfony i18n:extract --auto-save --auto-delete main fr >> i18n extracting i18n strings for the "main" application >> i18n found "3" new i18n strings >> i18n found "0" old i18n strings >> i18n saving new i18n strings >> i18n deleting old i18n strings
Le fichier apps/main/i18n/fr/messages.xml a été généré, examinons son contenu :
<?xml version="1.0"?> <xliff version="1.0"> <file source-language="EN" target-language="fr" datatype="plaintext" original="messages" date="2008-03-13T11:13:45Z" product-name="messages"> <body> <trans-unit id="1"> <source>Contact us</source> <target></target> </trans-unit> <trans-unit id="2"> <source>Drop us a message using the form below:</source> <target></target> </trans-unit> <trans-unit id="3"> <source>Send your message</source> <target></target> </trans-unit> </body> </file> </xliff>
Il ne nous reste plus qu'à traduire nos chaînes en remplissant les balises <target></target> en conséquence pour traduire notre application en français. Si l'on venait à modifier notre template en supprimant, modifiant ou ajoutant de nouvelles chaînes, la tâche d'extraction se chargerait de mettre à jour nos fichiers de traduction en conséquence, tout en préservant le travail déjà effectué 
mardi 11 mars 2008
Symfony 1.1 beta, tour du propriétaire - Les formulaires
Par NiKo le mardi 11 mars 2008, 10:50 - Dev
Nous venons de voir la procédure d'installation de la beta1 de Symfony 1.1. Nous allons maintenant rentrer un peu plus dans les détails des nouvelles fonctionnalités en commençant par les formulaires.
La gestion des formulaires avec Symfony 1.1
La nouvelle gestion des formulaires est l'une des fonctionnalités majeures de cette nouvelle mouture du framework. Elle propose une séparation claire entre couche de contrôle, couche de définition et couche de présentation des données, soit un bon vieux pattern MVC des familles.
Pour illustrer ces fonctionnalités, nous allons retrousser nos manches et créer un formulaire de contact basique. On commence par initialiser un nouveau module contact dans l'application main de notre projet sf11test initié précédemment :
$ ./symfony generate:module main contact
Création d'une classe de formulaire
Nous allons créer une classe qui représentera notre formulaire de contact, que nous stockerons dans le fichier apps/main/lib/ContactForm.class.php. Cette classe étendra la classe de base sfForm et surchargera sa méthode de configuration afin de définir les champs de formulaire et les différents validateurs associés. Nous définirons quatre champs (appelés widgets en Symfony 1.1) :
- Le nom de l'expéditeur, sous la forme d'un champs de saisie textuelle (
<input type="text"/>) - Son adresse email, également sous la forme d'un champs de saisie textuelle
- Le sujet de son message, sous la forme d'une boîte de sélection (
<select/>) - Le texte de son message, sous la forme d'un champs texte multilignes (
<textarea/>)
<?php class ContactForm extends sfForm { public function configure() { // Widgets $topics = sfConfig::get('app_contact_topics', array()); $widgetSchema = new sfWidgetFormSchema(array( 'topic' => new sfWidgetFormSelect(array('choices' => $topics)), 'name' => new sfWidgetFormInput(), 'email' => new sfWidgetFormInput(), 'message' => new sfWidgetFormTextarea() )); $widgetSchema->setNameFormat('contact[%s]'); // HTML field names format $this->setWidgetSchema($widgetSchema); // Validators $this->setValidators(array( 'topic' => new sfValidatorRegex(array('pattern' => '/[a-z_]/')), 'name' => new sfValidatorString(array('min_length' => 2, 'max_length' => 45)), 'email' => new sfValidatorAnd(array(new sfValidatorEmail(), new sfValidatorString(array('max_length' => 100)))), 'message' => new sfValidatorString(array('min_length' => 10)), )); } }
Au passage, nous ajoutons les sujets possibles de message dans le fichier de configuration apps/main/config/app.yml :
all:
contact:
topics:
carrots_request: Do you have carrots?
eggs_request: Do you have eggs?
Marquons un arrêt pour examiner de plus près ce que nous venons d'écrire :
- Nous avons ajouté 4 widgets à notre formulaires,
- Nous avons défini et paramétré leurs validateurs associés,
- Au passage, vous noterez qu'il est possible de spécifier plusieurs validateurs pour un même champs, comme c'est ici le cas pour le champs
email
- Au passage, vous noterez qu'il est possible de spécifier plusieurs validateurs pour un même champs, comme c'est ici le cas pour le champs
- Nous avons défini le format de nommage des champs de formulaire et choisi une syntaxe à base de tableau pour manipuler plus aisément les données dans notre action,
- Nous avons déporté une partie de la configuration textuelle dans un fichier externe dédié, pour en faciliter la maintenance.
N'oublions pas de purger le cache de Symfony, car nous venons d'ajouter un nouvel objet php :
$ ./symfony cc
Interaction avec le formulaire depuis le contrôleur de l'application
Éditons maintenant le fichier apps/main/modules/contact/actions/actions.class.php pour y définir l'action par défaut du module[1] :
<?php class contactActions extends sfActions { public function executeIndex(sfWebRequest $request) { $form = new ContactForm(); if ($request->isMethod('post')) // If HTTP method is POST { // Bind submitted values to the contact form instance $form->bind($request->getParameter('contact')); // Validate the form if ($form->isValid()) { // Retrieve submitted values $values = $form->getValues(); // ... Send your message here using submitted values // Then redirect user to the homepage with a one-shot message $this->getUser()->setFlash('notice', 'Message sent'); $this->redirect('@homepage'); } } // Publish form instance to the view $this->form = $form; } }
Ici, dans l'ordre :
- On instancie un objet de formulaire de contact
- Si la méthode HTTP est POST :
- On assigne les paramètres de la requête correspondant aux champs du formulaire de contact à ce dernier
- On lance la validation, et si c'est valide :
- On effectue les opérations nécessaires (traitement, redirection, etc.)
Vous noterez que tous les sinon sont gérés automatiquement par le framework de façon transparente (mais ces comportements par défaut sont toujours surchargeables) :
- Par défaut le formulaire présenté sera vierge[2],
- Les champs seront automatiquement préremplis en cas d'erreur de validation,
- Les erreurs seront contextualisées par rapport aux champs.
Rendu du formulaire dans la vue
Enfin, il nous reste à créer un template pour présenter le formulaire et éventuellement afficher un message à l'utilisateur, dans notre vue gérée au travers du fichier apps/main/modules/contact/templates/indexSuccess.php :
<?php if ($sf_user->hasFlash('notice')): ?> <p class="notice"><?php echo $sf_user->getFlash('notice') ?></p> <?php endif; ?> <form action="<?php echo url_for('contact/index') ?>" method="post"> <table> <?php echo $form ?> <tr> <td></td> <td><input type="submit" /></td> </tr> </table> </form>
Si on charge la page /main_dev.php/contact, on a le résultat suivant :

Au passage si vous regardez la source, une protection anti CSRF est automatiquement gérée de façon transparente.
Bien entendu, le mode de rendu par défaut utilise un tableau pour la mise en forme, mais il existe un autre décorateur plus sémantique à base de liste. Pour l'utiliser, modifions notre classe ContactForm :
<?php class ContactForm extends sfForm { public function configure() { // ... $this->widgetSchema->setFormFormatterName('list'); } }
Il conviendra bien entendu d'adapter le template pour enlever les balises tables. On peut aussi imaginer de créer notre propre décorateur HTML. Par exemple, créeons la classe sfWidgetFormSchemaFormatterDiv comme suit :
<?php class sfWidgetFormSchemaFormatterDiv extends sfWidgetFormSchemaFormatter { protected $rowFormat = "<div class=\"form-row\">\n %error%%label%\n %field%%help%\n%hidden_fields%</div>\n", $errorRowFormat = "<div class=\"form-errors\">\n%errors%</div>\n", $helpFormat = '<div class="form-help">%help%</div>', $decoratorFormat = "<div>\n %content%</div>"; }
Encore une fois, modifions notre classe ContactForm pour l'utiliser (après avoir purgé le cache symfony, comme il se doit) :
<?php class ContactForm extends sfForm { public function configure() { // ... $this->widgetSchema->setFormFormatterName('div'); } }
Rendu des widgets
Vous me direz, un simple <?php echo $form ?> n'est pas très satisfaisant du point de vue de l'intégration HTML, qui nécessite bien souvent de prendre la main finement sur le code html généré. Le framework de formulaires de Symfony 1.1 apporte une solution en permettant de générer le rendu de chacun des widgets de façon indépendante
Imaginons par exemple que nous souhaitions gérer spécifiquement la présentation du champ name de notre formulaire ; notre template devient alors :
<?php if ($sf_user->hasFlash('notice')): ?> <p class="notice"><?php echo $sf_user->getFlash('notice') ?></p> <?php endif; ?> <form action="<?php echo url_for('contact/index') ?>" method="post"> <table> <?php echo $form['topic']->renderRow() ?> <tr> <th><?php echo $form['name']->renderLabel() ?></th> <td> <?php echo $form['name']->renderError() ?> <?php echo $form['name']->render(array('class' => 'toto')) ?> </td> </tr> <?php echo $form['email']->renderRow() ?> <?php echo $form['message']->renderRow() ?> <tr> <td></td> <td><input type="submit" /></td> </tr> </table> </form>
Vous noterez qu'on accède ici aux différents widgets du formulaire au moyen de clés de tableaux classiques ; c'est tout simplement car la classe sfForm implémente l'interface ArrayAccess de la SPL. C'est très pratique !
Le nerf de la guerre : la génération de formulaires à partir d'objets Propel
Ayant été à une lointaine époque un fervent adepte de PEAR::FormBuilder, brique permettant de générer des formulaires à partir d'instance d'objets de données ORM, j'étais curieux de voir comment cette fonctionnalité demandée par les développeurs depuis longtemps allait être implémentée dans Symfony 1.1 au travers de l'ORM Propel, bundlé par défaut[3].
Après avoir configuré un accès à notre SGBD préféré[4], nous allons définir une table contact_demand dans notre fichier config/schema.yml pour y stoker nos demandes de contacts :
propel:
contact_demand:
id:
name: { type: varchar, size: 45, required: true }
email: { type: varchar, size: 100, required: true }
topic: { type: varchar, size: 255, required: true }
message: { type: longvarchar, required: true }
created_at:
On lance rapidement la tâche de création de la table et des objets ORM associés :
$ ./symfony propel:build-all $ ./symfony cc
Maintenant, allons faire un tour dans le répertoire lib/model pour voir ce qui a été généré. Surprise, des objets de formulaires ont été automatiquement créés pour nous !
Jetons un oeil plus particulièrement au fichier lib/form/base/BaseContactDemandForm.class.php :
<?php class BaseContactDemandForm extends BaseFormPropel { public function setup() { $this->setWidgets(array( 'id' => new sfWidgetFormInputHidden(), 'name' => new sfWidgetFormInput(), 'email' => new sfWidgetFormInput(), 'topic' => new sfWidgetFormInput(), 'message' => new sfWidgetFormTextarea(), 'created_at' => new sfWidgetFormDateTime(), )); $this->setValidators(array( 'id' => new sfValidatorPropelChoice(array('model' => 'ContactDemand', 'column' => 'Id', 'required' => false)), 'name' => new sfValidatorString(), 'email' => new sfValidatorString(), 'topic' => new sfValidatorString(), 'message' => new sfValidatorString(), 'created_at' => new sfValidatorDateTime(array('required' => false)), )); $this->widgetSchema->setNameFormat('contact_demand[%s]'); $this->errorSchema = new sfValidatorErrorSchema($this->validatorSchema); parent::setup(); } public function getModelName() { return 'ContactDemand'; } }
Cela ne vous rappelle rien ? C'est presque quasiment ce que nous avions écrit manuellement précédemment dans notre classe ContactForm. On notera également la présence dans le fichier lib/form/ContactDemandForm.class.php de la classe ContactDemandForm, cette dernière héritant de BaseContactDemandForm.class.php, ce qui nous permettra de surcharger tout ou partie de ses méthodes pour adapter le formulaire généré à nos besoins.
En l'occurrence, il nous faut adapter un peu la méthode configure() pour retrouver notre sélecteur de sujets et réappliquer nos validateurs. Voici le code de la classe ContactDemandForm modifiée en conséquence :
<?php class ContactDemandForm extends BaseContactDemandForm { public function configure() { // Widgets $topics = sfConfig::get('app_contact_topics', array()); $this->setWidgets(array( 'id' => new sfWidgetFormInputHidden(), 'topic' => new sfWidgetFormSelect(array('choices' => $topics)), 'name' => new sfWidgetFormInput(), 'email' => new sfWidgetFormInput(), 'message' => new sfWidgetFormTextarea() )); // Validators $this->setValidators(array( 'id' => new sfValidatorPropelChoice(array('model' => 'ContactDemand', 'column' => 'Id', 'required' => false)), 'topic' => new sfValidatorRegex(array('pattern' => '/[a-z_]/')), 'name' => new sfValidatorString(array('min_length' => 2, 'max_length' => 45)), 'email' => new sfValidatorAnd(array(new sfValidatorEmail(), new sfValidatorString(array('max_length' => 100)))), 'message' => new sfValidatorString(array('min_length' => 10)), 'created_at' => new sfValidatorDateTime(array('required' => false)), )); $this->widgetSchema->setNameFormat('contact_demand[%s]'); $this->errorSchema = new sfValidatorErrorSchema($this->validatorSchema); } }
On va maintenant modifier notre action pour prendre en compte notre nouvelle classe de formulaire liée à notre objet Propel :
<?php class contactActions extends sfActions { public function executeIndex(sfWebRequest $request) { $form = new ContactDemandForm(); if ($request->isMethod('post')) // If HTTP method is POST { // Bind submitted values to the contact form instance $form->bind($request->getParameter('contact_demand')); // Validate the form if ($form->isValid()) { // Save submitted values in form's ContactDemand object $form->save(); // Then redirect user to the homepage with a one-shot message $this->getUser()->setFlash('notice', 'Message sent'); $this->redirect('@homepage'); } } // Publish form instance to the view $this->form = $form; } }
Ainsi, un simple $form->save() nous permet de persister en base les données soumises par l'utilisateur au travers du formulaire autogénéré. Un sacré gain de productivité en phase de prototypage, assurement !
En conclusion
Voilà, ce n'est bien évidemment là qu'une infime partie de ce que peut faire le nouveau système de gestion de formulaires de Symfony 1.1, mais c'est un peu à reculons que l'on retourne à l'ancien système 
Notes
[1] Nous ne créons pas de route pour le moment, même si ce serait là une bonne pratique, afin de ne pas surcharger inutilement le contenu de ce tutorial, déjà bien assez dense comme ça 
[2] On aurait bien entendu pu proposer des valeurs par défaut.
[3] Le mécanisme de génération de code devrait permettre de proposer facilement la même fonctionnalité pour Doctrine prochainement.
[4] Je vous laisse le soin de vous référer au tutoriel existant sur ce même blog 
lundi 10 mars 2008
Symfony 1.1 beta, tour du propriétaire - Installation
Par NiKo le lundi 10 mars 2008, 16:10 - Dev
Il y a quelques jours, Fabien a annoncé la disponibilité de Symfony 1.1 beta 1 dans le dépôt du projet. Symfony 1.1 est un changement majeur au niveau architecture, et la compatibilité ascendante est rompue en de nombreux points. Pour un outil éminemment basé sur les conventions, cela implique une réappropriation de ces dernières quand elles ont changé - mais c'est là le prix à payer pour bénéficier des nouvelles fonctionnalités. Et elles valent le coup !
Ce billet sera donc le premier d'une série destinée à explorer les fonctionnalités phares de cette preversion. On commence par le commencement avec la procédure d'installation.
Remarques préliminaires
Nous ne verrons pas la procédure de mise à jour d'un projet en symfony 1.0 vers la version 1.1[1]. On verra ça plus en détail sur ce blog si les CNTP le permettent. Pour l'heure, on partira donc d'un projet vierge en 1.1.
Installation de Symfony 1.1
Il faut pour l'heure installer Symfony 1.1 à partir des sources subversion ; voici une démarche possible, en admettant que vous disposez d'un environnement Unix/Linux[2] :
$ mkdir vendor && cd vendor $ svn co http://svn.symfony-project.com/branches/1.1/ symfony11 $ sudo ln -s `pwd`/symfony11/data/bin/symfony /usr/bin/symfony11
Je crée ici un lien symbolique symfony11 accessible depuis /usr/bin, ce qui permettra de gérer aussi bien des projets en 1.0 qu'en 1.1[3].
Pour vérifier que tout s'est bien déroulé, vous pouvez lancer cette commande :
$ symfony11 -V symfony version 1.1.0-DEV (/Users/niko/www/vendor/symfony11/lib)
Création d'un nouveau projet
Grâce à notre nouvelle installation isolée de Symfony 1.1, on peut créer un projet et une nouvelle application main via cette série de commandes :
$ cd /path/to/workspace $ mkdir sf11test && cd sf11test $ symfony11 generate:project sf11test $ ./symfony generate:app main
Vous noterez que toutes les commandes ont été renommées par rapport à la version 1.0 et qu'elles utilisent désormais des espaces de noms spécifiques à certains domaines : generate:, propel:, plugins:, log:, etc. Pour lister l'ensemble des tâches en lignes de commande disponibles, vous pouvez lancer la commande symfony11 telle quelle, ou utiliser l'executable symfony disponible à la racine de votre projet :
$ ./symfony
Notez que l'emploi de symfony11 ou ./symfony a la racine de votre projet ont ici strictement le même effet, puisque les deux exécutables référencent la même installation de Symfony.
Il nous reste à créer un VHost Apache[4] minimaliste pour accéder à notre projet au travers de notre navigateur :
<VirtualHost *>
ServerName local.sf11test.org
DocumentRoot %PROJECT_ROOT%/web
<Directory "%PROJECT_ROOT%/web">
AllowOverride All
Allow from All
</Directory>
Alias /sf %VENDOR_ROOT%/symfony11/data/web/sf
ErrorLog %PROJECT_ROOT%/log/error.log
CustomLog %PROJECT_ROOT%/log/access.log common
</VirtualHost>
N'oubliez pas de remplacer les chaînes %PROJECT_ROOT% et %VENDOR_ROOT% par les chemins système correspondant (respectivement la racine du projet et la racine de votre répertoire vendor créé précédemment).
On ajoutera également une entrée dans le fichier /etc/hosts pour avoir la résolution du nom local.sf11test.org localement :
127.0.0.1 local.sf11test.org
Si toutes les étapes ont été correctement suivies et après avoir rechargé la configuration d'Apache, en lançant notre navigateur préféré sur l'adresse local.sf11test.org, nous obtenons :

Ça vous rappelle quelque chose ? 
La suite au prochain épisode, avec les formulaires dont la gestion a été entièrement revue en Symfony 1.1.
Edit : J'ai modifié l'url du dépôt pour faire pointer vers la branche 1.1, qui évolue constamment, comme suggéré par Fabien en commentaire 
Pour ceux qui veulent mettre à jour du tag vers la branche, il faut lancer cette commande à la racine de votre répertoire vendor :
$ svn switch http://svn.symfony-project.com/branches/1.1/ symfony11
Un petit ./symfony cc s'imposera dans vos projets utilisant le dépôt.
Notes
[1] La procédure est pour le moment documenté dans ce fichier sur le dépôt.
[2] Enfin je veux dire, je ne m'occuperai pas de Windows 
[3] En admettant bien sûr que vous disposiez déjà d'une installation fonctionnelle de la 1.0 
[4] Comme toujours, mod_rewrite doit être activé.
mardi 2 octobre 2007
Délicieuse Symphonie
Par NiKo le mardi 2 octobre 2007, 23:41 - Dev
Alors ça c'est du lourd : Symfony propulse del.icio.us preview.
Il parait que Symfony rame, sauf chez Yahoo!. Poltergheist ? 
dimanche 19 août 2007
Présentation de Flex
Par NiKo le dimanche 19 août 2007, 13:04 - Dev
Pour les besoins du boulot, j'ai du me mettre à Flex, le framework d'Adobe orienté RIA en Flash.
Je pensais que mon passé de flasheur m'aiderait à monter rapidement en compétence sur cette techno, ben non : c'est tout à fait autre chose que ce que je connaissais de l'IDE traditionnel, dont je m'étais arrêté à la version 8. Avec Flex on a affaire à un framework complet de génération d'interfaces riches basées sur l'emploi de composants décrits et paramétrés en XML et de la dernière mouture du langage ActionScript en version 3. Quelques exemples d'applications réalisées avec Flex sont disponibles, et pour certaines, ça en jette carrément.
Le langage MXML
La description des interfaces s'opère au moyen du langage MXML[1], basé sur XML un peu comme ce que proposent XUL ou XAML ou même XHTML (qui reste une implémentation particulière et standardisée d'XML). Deux types principaux de composants sont disponibles : les conteneurs (boîtes, panneaux, fenêtres, etc.) et les éléments de contrôle (champs texte, listes, datagrids, tree, etc.)
Le nombre de conteneurs et de contrôles est impressionnant, on se prend à rêver de la même richesse en HTML [2]. La plupart des composants sont visibles sur l'explorateur de composants Flex, sur le site d'Adobe. Et le meilleur reste sans doute à venir quand on voit le catalogue de composants supplémentaires open source comme ceux du projet FlexLib...
Le format généré après compilation d'un ensemble de fichiers MXML constituant une application Flex est le SWF, le format natif d'Adobe Flash, lisible par tout bon Flash Player 9 qui se respecte, implanté sur plus de 80% du parc machines desktop mondial d'après les dernières statistiques disponibles sur le site d'Adobe.
Voila un exemple de code MXML décrivant l'interface d'une application simpliste :
<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?> <mx:Application xmlns:mx="http://www.adobe.com/2006/mxml" layout="absolute"> <mx:Panel title="Dire bonjour" x="10" y="10" layout="absolute" width="303"> <mx:TextInput id="firstname" x="10" y="10"/> <mx:Button label="Dire bonjour" click="result.text='Bonjour, '+firstname.text" x="178" y="10"/> <mx:Label id="result" x="10" y="40" width="265"/> </mx:Panel> </mx:Application>
Le code est assez parlant, mais voici quelques éléments significatifs :
- Le conteneur principal de l'application déclare l'espace de noms
mx, ce qui nous permettra d'utiliser les composants natifs de Flex - L'application déclare un conteneur sous la forme d'un
Panelcontenant trois contrôles :- un
InputText, champs de saisie textuelle - un
Button, un bouton d'action - un
Label, un champs de texte potentiellement dynamique
- un
- Chaque élément peut se voir nanti d'un attribut
idqui doit être unique si renseigné ; il permet de référencer facilement un élément de l'arbre DOM - La gestion des évènements peut se faire directement en MXML : ici, quand on clique sur le bouton, le contenu texte du label est modifié en fonction de la valeur textuelle du champs de saisie.
Style et mise en forme
Dans l'exemple précédent, on voit que les styles sont appliqués sous forme d'attributs XML. C'est une solution pratique à court terme mais qui peut rapidement s'avérer problématique à maintenir dès que votre application grossit. Aussi, pour séparer la couche de présentation de la description des contenus, tout comme en HTML, Flex permet l'utilisation de feuilles de styles CSS embarquées ou externalisées. Beaucoup de propriétés CSS ont du être créées ou adaptées aux spécificités du balisage MXML et des composants proposés, mais le résultat est une grande souplesse d'utilisation et une large palette de mise en forme disponible. Pour preuve, un petit tour du côté de l'explorateur de styles Flex s'impose.
Le langage ActionScript 3
ActionScript 3 est l'évolution logique des précédentes versions, étendant le périmètre fonctionnel et accentuant son caractère professionnel, notamment dans l'implémentation objet, les types natifs et l'organisation en packages des différents objets de programmation.
Composants personnalisés
Une des grandes forces de Flex à mes yeux est la simplicité avec laquelle on peut créer ses propres composants en héritant de composants basiques préexistants et de les manipuler via son propre espace de noms. Par exemple, la création d'un composant dérivé d'un formulaire présentant un champs de login/mot de passe donne à peu près ceci :
<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?> <mx:Form xmlns:mx="http://www.adobe.com/2006/mxml" width="280" height="105"> <mx:FormItem label="Login"> <mx:TextInput id="username"/> </mx:FormItem> <mx:FormItem label="Mot de passe"> <mx:TextInput id="password" displayAsPassword="true"/> </mx:FormItem> <mx:FormItem> <mx:Button label="Connexion"/> </mx:FormItem> </mx:Form>
Si on nomme notre fichier de composant LoginForm.mxml et qu'on le stocke dans le répertoire ./components de notre projet Flex, on va pouvoir l'utiliser de la façon suivante dans une application :
<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?> <mx:Application xmlns:mx="http://www.adobe.com/2006/mxml" xmlns:niko="components.*" layout="absolute"> <mx:Panel title="Connexion"> <niko:LoginForm id="loginform"/> </mx:Panel> </mx:Application>
On a déclaré un nouvel espace de noms, ici niko (mais on aurait pu mettre ce qu'on veut) pointant vers les fichiers sous le répertoire components du projet. Simple, non ? En tout cas, cela devient un jeu d'enfant de produire des composants réutilisables.
Le nerf de la guerre, l'accès aux données distantes
Flex propose trois modes d'accès aux données distantes, par le biais de trois composants :
- L'objet
HTTPService, comme son nom l'indique, permet d'effectuer des requêtes HTTP sur une url et d'en récupérer la réponse. Un objet bien pratique quand on veut s'interfacer avec une architecture REST, par exemple. - L'objet
WebServicepermet de s'interfacer avec un webservice au format WSDL via SOAP. Quand on dispose de tels service, c'est un plaisir de se baser dessus depuis Flex puisqu'on a qu'à réferencer les méthodes à utiliser et les déclencher depuis leur référence. - Mais l'objet de loin le plus intéressant à mes yeux est
RemoteObject, implémentation du protocole RPC dans Flex, pendant Flash/ActionScript du RMI en Java. Comme je fais peu de Java, j'ai tendance à plutôt utiliser AMFPHP[3] pour publier mes services en utilisant PHP. Un très bon tuto de mise en oeuvre du couple AMFPHP/Flex se chargera d'illustrer le concept plus efficacement que je ne le fais ici.
FlexBuilder
Adobe propose un IDE dédié à la réalisation d'applications Flex, FlexBuilder. Cet outil, basé sur le célebrissime Eclipse, permet de disposer d'un environnement complet de développement comprenant entre autres un éditeur de code (MXML en mode source/wysiwyg, ActionScript, CSS, etc.), un débogueur avancé à la Java, un gestionnaire de projets, la compilation automatique et surtout un accès à l'immense catalogue des plugins Eclipse. D'ailleurs, FlexBuilder est également disponible sous la forme d'un plugin à installer sur une instance d'Eclipse existante : de quoi travailler sur vos projets Flex/PHP de façon centralisée, par exemple.
Inconvénient majeur de cet outil, il est payant. Et coûte relativement cher, puisque proposé aux alentours de 500€. Néanmoins, le SDK de Flex étant gratuit, vous pouvez tout à fait vous passer de FlexBuilder et compiler vos applications à la main. Une bonne nouvelle ne venant jamais seule, Adobe a décidé de publier la prochaine mouture du framework sous licence libre [4], aussi nous devrions voir fleurir des alternatives à FlexBuilder et assister à un taux d'adoption plus conséquent de la technologie.
Organisation du code, frameworks
Au vu de l'étendue fonctionnelle de Flex et des différents formats de fichiers mis en oeuvre ainsi que de leurs interactions potentielles, il est clair que maintenir la moindre petite application peut vite relever du cauchemar les développements avançant. Pour faire face à cette problématique, Adobe propose un surframework du nom de Cairngorm mettant en oeuvre les bonnes pratiques d'architecture logicielle en implémentant le motif de conception MVC bien connu des utilisateurs de frameworks de développement rapide orientés web.
Même si le projet semble extrêmement intéressant, je n'ai pas encore pour l'heure pu jouer avec.
Conclusion
Pour l'heure et après avoir pas mal galéré tâtonné avec l'outil au début, je dois reconnaître maintenant et avec un peu de recul que c'est assez efficace. C'est relativement déstabilisant pour quelqu'un qui comme moi avait l'habitude de l'IDE Flash Authoring classique, mais au final FlexBuilder semble beaucoup plus sérieux pour tout ce qui concerne la programmation et l'organisation des fichiers (Eclipse oblige.) Même le templating y gagne à mon sens, mais par contre impossible de faire de la création graphique avancée directement dans FlexBuilder, l'outil n'est clairement pas l'ami des infographistes de vocation.
Pour enfoncer le clou, j'ai pu comparer l'utilisation de Flex et de XUL, ayant enchaîné deux projets coup sur coup les mettant en oeuvre. L'excellente documentation de Flex et la richesse des outils gravitant autour de la techno font que pour l'heure Flex me semble l'un des meilleurs choix pour développer une RIA, si l'on écarte le couple HTML/Ajax qui garde une toujours une place de choix dans mon arsenal webdeuzéroesque 
Notes
[1] Je ne sais pas à quoi correspond la lettre M de l'acronyme, Macromedia sans doute.
[2] En attendant HTML5, les antiflash pourront aller zieuter du côté d'extjs ou de YUI.
[3] Attention à bien utiliser la dernière version 1.9 beta compatible avec Flex2
[4] Sous licence MPL plus précisément.
jeudi 31 mai 2007
Google Gears : vous pouvez vous deconnecter
Par NiKo le jeudi 31 mai 2007, 17:38 - Divers
Note : ce billet est une reprise de l'article que j'ai publié sur le blog de Clever-Age, Google Gears : vous pouvez vous déconnecter.
Edit : Article publié sur ZDNet, la gloire ^^
Google a annoncé aujourd’hui à l’occasion du Google Developer Day le lancement de sa réponse technique concrète aux problèmes de la consultation et de la synchronisation de données web en mode déconnecté : Google Gears.
Cette réponse prend la forme d’une extension pour navigateur web (Firefox sur Windows, Mac et Linux, Internet Exporer sur Windows [1]) comprenant un serveur local, une base de données et un gestionnaire de transactions permettant de transformer le navigateur en solution client-serveur local afin de régler l’épineux problème du travail en mode déconnecté avec les applications web modernes.
En effet, si les applications en ligne se sont considérablement enrichies et sophistiquées ces dernières années, au point de devenir de plus en plus indispensables à certains d’entre nous, elles subissent cependant pour la plupart d’entre elles d’une limitation importante : la nécessité d’être en permanence connecté à internet pour fonctionner. Nombreux sont les cas d’impossibilité de se connecter au réseau des réseaux : zone de couverture, problèmes matériels, d’infrastructure, etc.
Bien sûr, certains se sont déjà - et parfois depuis longtemps - penchés sur la question. C’est le cas de Mozilla avec l’ajout dans la version 2 de Firefox d’une base de données SQLite ou du projet Zimbra permettant la sauvegarde de ressources locales. Mais l’une des solutions les plus avancées semblait se situer du côté du Dojo Offline Toolkit, un projet open source proposant des fonctionnalités de stockage d’interfaces, de données et d’applications en local et des fonctionnalités de synchronisation.
Google Gears se base sur cette dernière solution, embarquant le Dojo Offline Toolkit et une base de données SQLite au sein même de son extension. L’extension est open source (sous licence new BSD) et peut à ce titre être redistribuée dans une application embarquant le runtime ou utiliser une installation existante de l’extension. La disponibilité du code est également une bonne garantie quand à la transparence, au taux d’adoption, à la sécurité et l’évolutivité du produit [2]
Une des premières mises en oeuvre intéressantes de Gears se situe depuis ce matin dans Google Reader, l’agrégateur en ligne de Google : les utilisateurs ont pu remarquer la présence d’un nouveau bouton permettant de récupérer en local les 2000 derniers éléments non-lus afin de pouvoir les consulter hors-ligne.

Évidemment, ceci n’est qu’un début et Google ajoutera progressivement ce type de fonctionnalités à ses applications en ligne phares comme GMail, Calendar, Docs, etc...
Google Gears ne sera cependant pas limité au monde de Google, mais sera utilisable par tout éditeur de site Web concerné par ce type de problématiques. Imaginons par exemple l’application d’un constructeur automobile permettant de configurer son véhicule : l’utilisateur télécharge alors de façon transparente le catalogue des éléments disponibles et peut ensuite prendre tranquillement l’avion, utiliser l’application pendant le vol en configurant sa future voiture. Une fois rendu à destination, il synchronise sa simulation une fois reconnecté à internet et envoie les données au serveur web du constructeur.
Plus directement utile ? Le téléchargement en local des données cartographiques et des points d’intérêt de votre futur périple au bout du monde, hors-zone de couverture internet ? Vous y êtes ?
Alors, tout est au mieux dans le meilleur des mondes ? Peut-être pas, si l’on considère cette initiative de Google sous l’angle de la standardisation : en effet, Google et les équipes de développement Dojo proposent aujourd’hui une solution qui est basée sur un effort de réflexion qui a été initié auprès d’un nombre restreint de participants ; quid si demain Microsoft publie sa propre interprétation du problème ? Allons-nous à nouveau assister à un affrontement des deux géants, avec tout ce que cela implique en terme de problèmes d’interopérabilité ? Le fait qu’Adobe semble vouloir intégrer Gears dans Appolo et que Mozilla et Opéra soient de la partie risque de complexifier encore un peu plus le problème pour l’éditeur de Redmond.
Reste que le sujet est à surveiller de près, car les enjeux sont énormes à l’heure où les applications web tendent à empiéter de plus en plus sur le territoire des applications client-lourd traditionnelles.
[1] Le support de Safari et d’Opéra est d’ores et déjà annoncé.
[2] Déjà une mise à jour depuis le lancement ce matin même !
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